Merci!

Hier, samedi 05 mars 2016, le colloque « Corps douloureux » a eu lieu.

Nous étions presque 250!!!

Nous remercions toutes les participantes et les participants!

Nous remercions encore les médecins, les sportifs, les intervenants de cette journée pour leurs témoignages formidables!

Nous remercions aussi le groupe les Co-Locs’ pour leur musique!!!

Merci à tous et à toutes!

3 Ateliers, 3 Arguments

Atelier « Corps, médecine, psychosomatique et psychanalyse »

Lorsque la douleur s’installe, la question se pose : suis-je malade ? Qu’est-ce que j’ai ? Partant du corps ou arrivant au corps, difficile à dire avec des mots, la douleur peut prendre plusieurs expressions. Dès lors, comment l’appréhender ? S’agit-il d’un signal, d’une marque, d’une écriture, d’un symptôme ?
La médecine, longtemps réticente à traiter la douleur comme telle, est ainsi convoquée, avec son savoir et sa capacité à soigner. Elle se heurte à des limites et se voit parfois renvoyée à ses insuffisances. Pour peu qu’une dimension psychologique soit suspectée, l’hypothèse psychosomatique, lorsqu’elle est évoquée soulève un cortège d’explications philosophiques diverses et de réponses thérapeutiques évoluant au gré des modes. La psychanalyse dès sa naissance est également confrontée au problème de la douleur, notamment au travers de l’hystérie ou de la psychose.
Lacan à la suite de Freud, accentuera le lien de la douleur à l’impossibilité de se mouvoir. La douleur peut être un signal salvateur lorsqu’elle permet par exemple de retirer sa main qui touche par inadvertance un objet brulant. Mais lorsque la douleur est sans cause apparente et durable, que vient-elle signaler de ce à quoi nous ne pouvons échapper ? Pourquoi est-elle si difficile à traiter ? Les phénomènes douloureux appellent un soulagement, mais également un accueil singulier de la plainte. Quels éclairages et quelles réponses la psychanalyse, la médecine et la psychosomatique peuvent-elles aujourd’hui apporter aux énigmatiques cris du corps ?”

 

Atelier « Sport et psychanalyse »

 

Le sport offre aux regards des spectateurs de la planète, des performances devenues spectacles de belles images de corps sublimés. Les sciences et les techniques ne cessent d’améliorer les gestuelles motrices de chaque sport, laissant supposer que les corps sont infiniment perfectibles. Dans l’effort musculaire nécessaire à la recherche de l’exploit infiniment reculé, les sportifs s’offrent à l’abîme d’une démesure qui les habite et où ils rencontrent fatigue, douleur, blessures et contre-performances…

Ce vivant douloureux du corps accompagne-t-il, comme son ombre nécessaire le surgissement de performances exceptionnelles et inédites, en tant que lieu encore impossible à cerner et à nommer ?La douleur existe aussi dans les phases d’entrainement comme dans les techniques de préparation et dans l’invention de pratiques nouvelles qui poussent à l’infini des limites. Elle existe également pour les sportifs immobilisés (accidents, fin de carrière…) Les acteurs sportifs de tous niveaux, confrontés avec les extrêmes de leur organisme, nous conduiraient-ils à penser que la douleur pourrait être une preuve vivante de leur existence ?

Nous parlerons avec quelques sportifs, de leurs arrangements et dérangements avec la douleur à partir de leur discipline spécifique.

 

Atelier « Corps douloureux et Art »

 

Le corps de douleur entretient avec l’Art des relations étroites à tel point qu’on peut se demander s’il n’a pas une fonction créatrice. La peinture fut un temps le médium privilégié pour représenter l’homme de douleur. Si la représentation picturale doloriste a tenté d’agir sur le corps et d’apaiser ses maux, l’Art contemporain, en montrant la fin de « l’image adorée » du corps refuse au regardeur toute possibilité d’identification. A cet égard, Tania Mouraud, figure importante de l’art contemporain français, vise chacun dans l’effraction du réel que ses œuvres font surgir.
Qu’est-ce que l’Art parvient à réaliser, qui le rend si expressément apte à a-border la douleur ?
Que nous apprennent les productions artistiques contemporaines sur le corps douloureux ?
Quel réel du corps dégagent-elles ?
A ces questions et à d’autres nous tenterons d’apporter quelques réponses avec nos deux invités, Tania Mouraud et Gérard Wajcman, psychanalyste.